mercredi 21 mars 2007

KHO KONG, CAMBODGE 26-27 DÉCEMBRE 2004












26 décembre 2004
(Journée du Tsunami . À cause du décalage horaire en Asie nous étions le 25 au Canada )
Notre départ vers le Cambodge était prévu à 7h45. Après un retard de 2 heures, nous partons finalement en minibus vers Trat en Thaïlande dans un premier temps, puis de Trat vers Kho Kong ville frontalière du Cambodge. Après un trajet de 4 heures, nous arrivons à la frontière cambodgienne où nous remplissons les formalités d’immigration.
Après avoir passé l’enquête de la sécurité (police) et obtenu notre visa, nous sommes pris en charge par un chauffeur de taxi insistant qui nous amena dans un hôtel de Koh Kong de son choix. Nous avons refusé l'hôtel proposé et retenue un autre qui nous était plus convenable.
Nous y avons rencontré un ex québécois, de la Gaspésie qui a vécu la majeure partie de sa vie en Alberta et qui depuis les sept dernières années vivaient en Asie du Sud Est à la recherche de jeunes thaïlandaises qui s’occuperaient de ses vieux os. Cette personne a été pour nous très aidante puisqu’il nous aida à se trouver un hôtel à Phnom Penh et a été très généreux de ses conseils sur la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam. Sur les conseils de Philippe Laflamme, nous avons réservé nos billets d’autobus vers Phnom Penh. Nous l’avons rencontré une autre fois à Nah Trang au Vietnam avec une de ses jeunes flammes.
Il nous confia, qu’il était agacé du fait que l’argent qu’il donnait à ses copines pour acheter de la nourriture à leur famille se retrouvait toujours en offrande à Bouddha. Il leur a dit que si cela continuait il ne donnerait plus d’argent. Il ne comprenait probablement pas encore, qu’après avoir offert ces victuailles à Bouddha, les personnes mangeaient ces offrandes.
Nous nous sommes rendus à pied au centre ville. Nous avons pu observer la pauvreté dans laquelle les populations de ce coin de pays vivent. Seules les rues principales sont pavées, les autres sont en terre battue. Les maisons sur pilotis sont très petites et offrent peu de confort. La pauvreté à l’état pur est observée. Les marchés, à part les fruits et légumes ne sont pas attirants. La population semble heureuse de son sort et de nombreux enfants jouent dans les rues et certains sont nus. Les animaux domestiques (poules, cochons, chiens, etc) se promènent librement parmi la population. Après un 5 à 7 dans un café avec des anglais et australiens vivant dans cette région, nous nous sommes dirigés vers un restaurant terrasse où nous avons rencontré deux québécois, un anglophone et un francophone qui venaient passer quelques jours dans cette ville pour pouvoir retourner en Thaïlande. Comme un non résident thaïlandais ne peut résider plus de 6 mois au royaume du Siam, pour contourner la loi, ce dernier s'offrent de petites vacances de quelques jours avec de jeunes cambodgiennes avant de retourner en Thaïlande. L’anglophone un
ex-avocat de Montréal (Gerry) était un conseiller en immeuble à Pattaya et l’autre provenant de l’Abitibi semblait profiter du pays.
Sur les conseils des québécois, nous sommes revenus à notre hôtel à trois sur la même moto puisqu’il faisait noir et que nous avions près de 3 kilomètres à marcher.
À notre retour, nous sommes allés dans une salle de danse à l’arrière de l’hôtel. La salle était immense avec peu de personnes et beaucoup de serveurs pour s’occuper de nous. À cet endroit, nous avons pu observé les talents locaux, puisque le karaoké y est très populaire.
Au cours de cette journée nous n’avions pas entendu parler du Tsunami.

27 décembre 2004
Nous devions quittés Kho Kong vers Phnom Penh à 9h00. À cause de problème d’overbooking, nous sommes partis par autobus vers 10h15. Très tassés, bagages sur le toit, nous avons traversé des régions très profondes du Cambodge où les routes ne sont pas encore toutes sécurisées. Au cours de notre voyage nous avons traversé quatre embranchements de la rivière Makong sur des traversiers de fortune, qui ressemblaient plus à trois chaloupes Verchères, auxquelles on avait ajouté une plate forme afin de permettre aux véhicules de tout acabit, aux personnes et animaux de traverser la rivière qui à certains endroits est assez large. Ces traversiers étaient propulsés par deux moteurs de camion qui actionnaient une hélice fixée au bout d’une longue tige. Deux proposés opéraient ces moteurs. Dans cette zone montagneuse peu habitée, nous traversons de petits hameaux près des rivières. Il y a toujours des personnes qui vous offrent de la nourriture, des rafraîchissements ou des croustilles. Nous avons grandement apprécié notre voyage puisqu’il nous a permis de découvrir ces régions reculées du Cambodge où nous avons pu constater comment les personnes se débrouillent avec peu. Au cours du trajet, nous avons dû arrêter à deux occasions pour réparer des problèmes mécaniques de notre autobus. Ici, la broche répare tous les problèmes méchaniques. Après 9 h15 de route nous arrivons à Phnom Penh à 19h15. Avec l’aide de Philippe, nous avons loué une chambre au Bright Lotus Guesthouse près du palais royal.

PHNOM PENH 28-29 décembre 2004



28 décembre 2004
Journée de décompression après ces journées difficiles de voyage en autobus dans des régions reculées.
Notre première nuit nous a donné un aperçu des nuits bruyantes du sud-est asiatique. Comme dans cette ville de 2.4 millions de personnes, il n’y a pas d’arrêt et peu de feux de circulation, les véhicules (autos, motos, tuk tuk, camions, bicyclette,etc) klaxonnent pour signaliser leur arrivée au coin de la rue. Comme ce sont des couches tard et lèves tôt, pas besoin de vous dire que ce vacarme influence grandement notre sommeil. Il faut apprendre à dormir sur ce concert routier. Colette a peu dormi et nous nous sommes levés tôt pour prendre le petit déjeuner.
Au cours de la journée, nous nous sommes rendus en compagnie de Philippe à l’ambassade vietnamienne pour acheter nos visas. Par la suite nous avons visité le musée du crime génocidaire (Tuol Seng) avec une guide qui a perdue toute sa famille durant cette période noire du Cambodge. Elle nous expliqua qu’en 1975
les Khmers Rouges de Pol Pot évacuèrent les 2.4 millions d’habitants de Phnom Pehn en quatre heures et ils fermèrent la ville à tout ce qui n’était pas Khmer Rouge. Ils utilisèrent une école désaffectée et en firent une prison ultra secrète du nom de S-21. On y emprisonna tous les opposants idéologiques au régime (épouses, enfants, amis, voisins, frères, sœurs, cousins etc). On les tortura avec des moyens inimaginables équivalents à ceux utilisés par le nazis (1939-1945) tels : les électrochocs, bris des membres, enlevage d’ongles, noyade etc. Après notre visite de cette prison, nous sommes allés réserver nos billets pour Siem Reap (Angkor) par « speedboat ». Après toutes ces émotions, nous prenons une bière sur la terrasse pour oublier tant de cruauté.

29 décembre 2004
Nous sommes invités chez Sorianette Lim, une amie du Québec dont ses parents demeurent au Cambodge. Elle est venue nous chercher avec sa fille Sariatt et son chauffeur à notre guesthouse vers 11h00. Elle demeure dans une très belle maison. Ses parents nous ont très bien reçus en nous servant un dîner typiquement Khmer. Monsieur Lim nous a fait visiter une de ses entreprises. Par la suite nous avons magasiné avec Sorianette, sa mère et sa fille, toujours accompagné du chauffeur, au marché russe et central. Le soir venu Colette et Yves se sont promenés sur les bords de la rivière. Nous y avons rencontré et discuté avec un groupe de français et un espagnol qui vivaient depuis plusieurs années au Cambodge. Tous nous ont raconté leurs conquêtes amoureuses avec de jeunes cambodgiennes. Certains étaient gênés lorsqu’une cambodgienne les tenait par la main sur la rue, à cause de la différence d’âge.

ANGOR/SIEM REAP 30 DÉCEMBRE 2004 AU 4 JANVIER 2005



30 décembre 2004
Départ pour Phnom Penh à 6h15 en moto taxi vers le port. Déjeuné en face du port dans un petit restaurant. Départ du bateau vers 7h20. Arrivé à 14h00 à Siem Reap . Le départ a été quelque peu chaotique puisqu’il y avait trop de passagers. Après l’ajout d’un autre bateau nous sommes partis. La sécurité ne faisant pas partie des préoccupations de la compagnie, Yves a passé la majeure partie de la journée sur le toit du bateau. Il a pu prendre de nombreuses photos des cultures, des maisons, des temples et des populations vivant sur les bords de la rivière, en plus de ceux qui habitaient sur des maisons flottantes de la rivière Tonle Sap. Après 5 heures sur la rivière, nous entrons pour 2h30 sur le lac qui ressemble à une mer intérieure. Les cambodgiens disent que ce lac augmente de 6 fois son volume durant la période de la mousson et que l’écoulement de ses eaux change en cours d’année. Durant la mousson, c’est vers le fleuve Mekong qu’il s’écoule alors que durant la période de sécheresse c’est le Mekong qui se déverse dans le lac. Toujours selon les cambodgiens, c’est dans ce lac qu’on pêche le plus de poisson d’eau douce au monde. À notre arrivée au port, plusieurs chauffeurs de taxi nous attendaient pour nous transporter vers des hôtels de leur choix. Après une grande discussion nous arrivons enfin à notre hôtel le Makong Angkor Palace.


31 Décembre 2004
Nous avons passé la journée couchée avec une grosse diarrhée causée par les médicaments contre la malaria. (Effets secondaires)

1 janvier 2005
Départ de l’hôtel à 8h00 avec notre chauffeur et notre guide. Au cours de la journée nous avons visité les temples (ruines) suivants :
En avant-midi:
Angkor Thom, Le Bayon, Le Baphuon, La terrasse des éléphants, La terrasse du roi lépreux
De 12h30 à 14h30 repos à l’hôtel
En après-midi:
Phnom Bakhèng, Palais royal, Angkor Wat, Le bas relief, Le sanctuaire

2 janvier 2005
Nous quittons le Mekong Angkor Palace de Siem Reap à 8h00 pour visiter les ruines de l’empire khmer avec notre guide ( Kea Pech) et notre chauffeur (Money Pech). Durant l’avant-midi, nous avons visité les temples suivants :
Banteay Samré,Banteay Srei
Pause dîner
En après-midi:
nous avons visité les temples suivants :
Banteay Kdel,East Baray,Ta Kéo,Ta Phrom,Sras Srang,
Kravan

3 janvier 2005
Départ à 8h30 pour le grand circuit. Nous avons visité les temples suivants :
En avant-midi:
Preak Khan, Ta Som, Mébon oriental, Pre Rub, le groupe de Robuas,Bakong

Nos 2 ½ jours de visite du site d’Angkor nous ont permis d’apprécier le passé glorieux et le faste de la civilisation Khmer. Durant cette période, les rois ont construit des nombreux temples dédiés aux Dieux de l’époque ou à la mémoire des membres de leurs familles. Ces temples d’origine hindouiste au départ, se sont graduellement transformés en temples bouddhistes au gré des rois qui ont régné sur l’empire. Ce qui est impressionnant à découvrir, c’est de voir qu’avec des moyens simples et des matériaux pour le moins surprenant, ils aient réussi à ériger de tels chefs-d’œuvres d’architecture. A titre d’exemple, au temple Kravan, les briques étaient jointes par un mortier composé de résine de l’arbre gommier, du blanc d’œuf et du sucre de palmiers, ce qui ne l’a pas empêchée de résister jusqu’à nos jours. De plus, certains temples sont disparus sous la jungle. On les a redécouverts entremêlés avec d’immenses arbres qui ont repris leurs droits au cours des années. D’ailleurs, les archéologues qui restaurent ces temples, tiennent compte de cet effet naturel. L’UNESCO, a classé Angkor comme patrimoine mondial et plusieurs pays financent et participent à la restauration de ce site historique qui est très bien conservé.
En terminant, pour bien comprendre la configuration des temples bouddhistes, Angkor nous offre une source importante de ses composantes. Les temples bouddhistes sont construits selon la même configuration que les pagodes hindous. On y retrouve 4 tours représentant les 4 continents et une centrale surélevée appelée Maru représentant le centre de l’univers, dédié aux divinités, Brama, Shiva et Visu chez les indous ou Bouddha chez les bouddhistes. Un roi et ses ancêtres peuvent être élevé au niveau de divinités. Les temples sont entourés d’un mur qui représente les montagnes et d’étangs qui eux symbolisent les océans. Il y a quatre portes qui sont dans l’axe est-ouest et l’entrée principale est à l’est. Les marches sont de hauteurs différentes pour forcer les personnes à les regarder alors que d’autres sont tellement hautes qu’il faut les grimper à quatre pattes ce qui contraint les fidèles à se prosterner devant les Dieux. Les portes sont basses, ce qui force encore une fois les fidèles à se pencher la tête à l’entrée. Il existe de nombreuses galeries et jardins où pèlerins et dignitaires peuvent participer à des pèlerinages ou fête d’un roi. Les chédis ou soupas, ces constructions en forme d’aiguille à proximité des temples sont des monuments funéraires.
Pour la dernière partie de notre séjour à Siem Reap, nous avons demandé à notre guide de nous faire visiter la ville ainsi que le lac Tonlé Sap. Au cours de l’après midi, nous avons visité une école de la sculpture sur bois et pierre ainsi que les métiers de la soie. Nous avons, à bord d’une petite embarcation, navigué sur la rivière où vivent les pêcheurs et habitants de ce fameux lac. Les résidents vivent soient à bord de maisons flottantes ou sur de petites maisons de bambou construites sur pilotis. Durant la période de la mousson, ces maisons sont démontées et transportées en tuk tuk vers des endroits plus secs. Nous avons visité une pisciculture de poissons et de crocodiles ainsi que la visite d’un cimetière bouddhiste où les ancêtres de notre guide reposent en paix.

4 janvier 2005
Partis à 6h45 de Siem Reap et arrivés à Phnom Penh à 13h15. Le trajet s’est avéré confortable ainsi qu’intéressant puisqu’il nous permettait de voir la campagne du Cambodge. À notre arrivé, nous avons logé à nouveau au Bright Lotus Guesthouse et sommes allés chercher nos visas au consulat vietnamien. Petite journée de récupération après ce voyage de 6h30 en autobus.

KILLING FIELDS 5 JANVIER 2005



Nous nous sommes levés à 9 heures et avons déjeuné sur la terrasse de l’hôtel. À 10h00, nous sommes partis en taxi vers les champs d’extermination (Choeung EK) à 15 kilomètres du centre ville. Cet endroit se veut un mausolée aux 20,000 personnes exécutées (hommes, femmes, enfants, intellectuels, soldats décidents ) par Pol Pot. Tous ont été tués de façon inhumaine avec des bâtons de bambou, haches, épées. Pour économiser les munitions, on utilisait les branches de jeunes palmiers dont les ramures sont aussi coupantes que des galandarts. Le film La Déchirure, relate les cruautés qui sont survenues à cet endroit. Lors de notre visite nous avons aperçu des morceaux d'os et des dents d'humain qui jonchaient le sol.
Sur notre chemin, nous nous sommes arrêtés à un endroit où on célébrait un mariage. Après avoir demandé la permission, nous avons pris quelques photos de la cérémonie. Durant celle-ci, les proches coupaient une couette de cheveux aux mariés. C’est étonnant de constater, comment ces personnes consentent avec plaisir à se laisser photographier.

MEKONG 6-7 JANVIER 2005



6 janvier 2005
Départ à 7h45 pour le Vietnam. Nous voyageons 3 heures en autobus jusqu’à Neakluong au Cambodge. De là, nous prenons un speedboat (vieux rafiot avec plancher tout défoncé) jusqu’à la frontière vietnamienne. Ce trajet dura un autre 3 heures. Après avoir franchi les étapes de la sécurité et d’immigration, nous prenons un petit bateau où nous étions seulement 4 passagers, nous deux, un australien étudiant en médecine et une zélandaise étudiante en anthropologie. Encore une fois ce trajet sur la rivière Makong dura 3 heures vers Chau Doc ville frontalière vietnamienne. Après 9 heures, nous arrivons enfin à notre guesthouse dont le prix était inclus dans notre billet de 20$ de transport de Phnom Penh vers Saïgon. Nous avons dormi sous un filet pour se prévenir de la malaria. Le soir nous sommes allés manger à l’Hôtel Victoria et nous avons fait le trajet d’aller retour en moto taxi. Yves n’était pas encore habitué aux billets vietnamiens, il a été d’une grande largesse avec son chauffeur alors que le conducteur de Colette voulait le même pourboire.

7 janvier 2005
Départ à 6h45 en tuk tuk jusqu’au bureau touristique. De là, nous marchons à pied jusqu’au bateau où nous visitons une pisciculture moyenne qui élève 80,000 poissons. Çà prends 6 mois aux poissons pour atteindre leur poids de vente de 1 kilogramme avant qu’ils soient exportés vers le Japon et l’Australie. On les nourrit avec de la nourriture composée à 70% de restant de poissons et 30% de poudre de riz. Par la suite, nous avons visité les tribus des Champs originaire de la Malaisie. De confession musulmane, ils sont principalement des pêcheurs, artisans et cultivateurs. Cette minorité peu intégrée, ne respecte pas les règles en matière de contrôle des naissances, soit de 2 enfants par famille.
Au cours de cette randonnée, nous avons rencontré une Anglaise d’une soixantaine d’années qui démontrait un courage exemplaire. Privée de ses membres inférieures, avec ses orthèses et béquilles elle participa à toutes les activités que cela soit en bateau, à pied et en autobus. À quelques occasions le guide a dû la transporter sur ses épaules pour lui permettre d’accéder à la pirogue. Son mari l’accompagnait et elle n’était pas une charge pour lui. Quelques semaines plus tard nous les avons rencontrés à nouveau au Café des Amis à Nah Trang. Elle nous a raconté qu’au cours d’une visite dans une tribu elle avait effrayée des enfants avec ses béquilles. Elle en était peinée, elle qui aimait bien les enfants.
Par la suite, nous reprîmes l’autobus pour se diriger vers Ho Chi Minh Ville (Saïgon). Chemin faisant nous avons visité un marché où l’on vendait de la viande de serpents et de tortues, une fabrique d’encens. Dîné à Cantho, nous sommes arrivés à notre hôtel à 18h00. Après un souper, une visite au café internet et 11h15 de voyage nous ne nous sommes pas fait prier pour dormir.

SAIGON (HCMV) 8 JANVIER AU 11 JANVIER 2005







8 janvier 2005-05-25
Déjeuné vers 9h00. Visite du marché Ben Thank où nous avons fait des achats. Dîné au Pho 2000 où Clinton est allé manger. Nous y avons mangé notre premier bol de pho (soupe). Les pho sont des restaurants populaires qui servent sur la rue des soupes repas qui ont fait la réputation culinaire du Vietnam. Nous avons pris le thé au Rex Hotel dans le quartier français de Saïgon. Retour a l’hôtel où nous y avons rencontré notre guide Tôn Quang Lôc pour s’entendre sur le prix et arrêter notre visite de la ville.

9 janvier 2005
À 7h15 notre guide Tôn Quang Lôc vient nous chercher pour la visite de la ville. Notre premier point d’intérêt sera les tunnels de Cû chi à 1h30 de Saïgon. Cet endroit pour les vietnamiens est l’emblème de la résistance contre les américains qui se termina en 1975 par le retrait des troupes américaines et par la victoire du Nord Vietnam sur le Sud Vietnam. C’est là que les guerilleros sud vietnamiens, alliés au viet cong du nord, ont creusé 163 kilomètres de tunnels encerclant Saïgon pour mener des attaques surprises contre l’armée gouvernementale sud-vietnamienne et américaine. Vietcong veut dire réunificateur. Ce système sophistiqué permettait de s’enfuir de la vue de l’ennemie et comportait d’immenses salles souterraines (hôpital, cuisine, fabrication d’armement, dortoir, salle de spectacles, etc). Ils étaient tous reliés entre eux ce qui permettait aux combattants de sortir par un autre endroit où ils étaient rentrés ; confondant ainsi l’ennemie. Autres points intéressants, certains tunnels étaient situés sous la base du commandement militaire américain. Une vidéo de type propagande décrit les atrocités commises par l’envahisseur et les troupes sud-vietnamiennes. Une visite dans les tunnels et la vue des « booby traps » utilisés par les vietnamiens nous aide à comprendre la difficulté qu’avaient les combattants de vivre dans des endroits aussi réduits et les souffrances endurées par les soldats américains pris au piège dans les « booby traps ». Toutes les armes utilisées étaient faites à partir de la récupération d’équipements laissés par l’ennemie. Par la suite nous sommes revenus dans le centre d’Ho Chi Minh (Saïgon) et avons visité :
Palais de la réunification
Cathédrale Notre-Dame où des fidèles assistaient à la messe à l’extérieur du temple compte-tenu du manque d’espace à l’intérieur.
Musée des crimes de guerre dédié à la vision vietnamienne sur le conflit contre les américains et français.
Musée de l’histoire, où l’on peut remonter dans le temps et contempler des objets ayant appartenus aux peuples fondateurs du Vietnam.
Marché Cholon où l’on vend aux marchands toutes sortes de produits. Fortement opéré par la communauté d’origine chinoise dont certains ne parlent que le chinois.
Dans le quartier chinois, nous avons été surpris, puisque nous pensions retrouver un quartier avec de multiples petites rues et ruelles animées par les marchands et clients tout comme à Bangkok où ailleurs. Notre guide nous expliqua que par mesure de sécurité, le gouvernement avait détruit ces endroits restreints pour les remplacer par un quartier commercial ouvert sur de grandes artères où il est plus facile de prévenir le crime.
Aux Champs Élysée de Saïgon on retrouve de très beaux bâtiments d’inspiration française, des édifices gouvernementaux, des beaux hôtels, et grands magasins avec de grandes avenues d’où le nom de Champs Élysée. À Ho Chi Minh, le dimanche au soir, de nombreux résidents enfourchent leur moto et paradent sur les grands boulevards bien vêtus pour voir et se faire voir. Ceci n’a rien pour aider le piéton qui veut traverser la rue
Le marché des animaux où l’on peut acheter du chaton au tigre en passant par la tourterelle est intéressant à visiter. Les animaux ne sont pas nécessairement sur place, mais des personnes y sont présentes pour prendre les commandes et s’entendre sur les dates de livraison. Il n’y a pas de problème d’acquérir l’animal de son choix même s’il est interdit d’en posséder
Au cours de la journée, nous avons vu du léche (plante servant à fabriquer des napperons) , goûter à des feuilles de bétel, comment faire de la galette pour rouleau printanier tout ceci grâce à la générosité de notre guide qui au cours de la journée s’arrêta chez des habitants. Finalement, il nous mentionna que le mot thyphon est un mot chinois, soit thy pour grand et phon pour vent. Retour à l’hôtel vers 17h15 après une journée bien remplie avec un guide parlant un excellent français et généreux de ses commentaires personnels.
Il nous expliqua que la corruption y était endémique partout. Il nous le démontra avec ses 50,000 dongs qu’il joignait à son certificat d’immatriculation au cas où il serait intercepté par un policier pour une infraction au code de la route. Il nous dit, je sais que le montant est insuffisant. Cependant, c’est un message que je lui envoie comme quoi je suis prêt à négocier sur le pot de vin que je m’apprête à lui offrir pour qu’il ferme les yeux. De toute façon s’il plaide non coupable, il sera condamné et il perdra un temps énorme devant les tribunaux. Cette affirmation me fit faire un « flashback » de cinquante ans alors qu’une telle pratique existait au Québec dans les années 50.
Il nous expliquait que les vietnamiens n’étaient pas sensibles aux besoins des clients et ils comprennent mal comment une personne peut refuser d’acheter un de leur chandail, disons de couleur noir, parce que c’est le seul qu’ils possèdent, alors que le besoin du client est de couleur blanche. Il nous donna un autre exemple de leur comportement. Si on demande à un vietnamien d’exécuter une instruction précise, il le fera à la perfection sans se soucier de l’effet que son action peut avoir dans l’ensemble du processus.. Un autre facteur fait en sorte que les bonnes personnes n’occupent pas toujours le poste qu’elles devraient occuper à cause du culte de la famille. Comme exemple, il nous dit supposons que je suis le propriétaire d’un commerce quelconque et que j’ai besoin d’embaucher une personne avec des qualités et habiletés spécifiques. Il devra arrêter son choix sur un membre de sa famille, même si cette personne ne possède pas les exigences de l’emploi. S’il ne le faisait pas, il aurait le poids de toute sa famille contre lui. La famille vietnamienne est beaucoup plus étendue que la nôtre, elle comprend, les grands parents, parents, oncles, tantes et cousins et cousines. On retrouve cette politique dans les organisations gouvernementales et dans le partie communiste qui privilégient les membres du parti. Ceci fait en sorte que l’efficacité administrative des commerces n’est pas toujours ce qu’elle devrait être. Dernier fait cocasse qu’il porta à notre intention. Si vous demandez à un vietnamien de vous vendre 1,000,000$ d’or, il vous dira qu’il peut vous l’obtenir. Ce dernier ira voir une autre personne qui lui-même ira voir un autre intermédiaire et ainsi de suite jusqu’à ce qu’une personne l’obtienne. Évidemment une commission à toutes les étapes sera perçue. Ce fût notre cours d’économie 101 sur le Vietnam.

10 janvier 2005
Nous avons déjeuné tard, par la suite nous avons reçu un massage à l’Institut des Aveugles. Ces masseurs sont très appréciés puisque leur handicap leur donne une sensibilité qui les aide à découvrir les endroits requiérants une attention particulière. Diné à Pho 2,000. Achat de nos billets d’avion pour Saïgon, Nah Trang, Danang et Hanoï chez l’agent de voyage et visite du quartier chic de Saïgon ( Champs-Élysées). Dégustation de crème glacées , visite d’un super marché très moderne où on y retrouvait des grandes marques originales et non des copies. Soupé à la chambre, baguette, fromage et fruits.
Après le souper, nous sommes allés prendre un café au GOGO bar.

11 janvier 2005
Levé tard, promenade dans le quartier français, flâner sur les terrasses. Visite au marché.

NAH TRANG 12 AU 16 JANVIER 2005




12 janvier 2005
Départ de Saigon à 8h30 vers l’aéroport en taxi pour prendre notre vol prévu à 11h10. Arrivé à Nah Trang, nous avons pris un taxi jusqu’à l’hôtel Hai Yen. Nous avons passé notre première nuit dans une villa. Au cours de la journée nous avons fait de longues promenades sur la plage. Par la suite nous sommes allés nous promener dans la ville où nous avons rencontré des français (Bernadette et Robert) qui nous ont donné de bonnes adresses de restaurants et ces derniers nous ont invité à leur résidence. Ils louaient pour trois mois une maison pour seulement 300.00$ US par mois. Retour à la plage et dîné au restaurant bordant la mer de Chine. Le soir nous avons soupé au restaurant Selen, propriété d’un québécois Réjean qui était établit au Vietnam depuis un an. Cet ancien avocat et sociologue a tout laissé pour s’établir dans cette ville avec son copain, un ancien professeur vietnamien de mathématiques à l’Université de Saigon. Il a dû émigrer au Québec après la chute du Sud Vietnam. Au Québec, il avait travaillé dans des restaurants, des agences de voyage. Il travaillait à la vietnamienne, c'est-à-dire 12 heures par jour, 7 jours sur 7 afin d’envoyer de l’argent à sa famille. Ce restaurant servait une cuisine internationale et italienne. L’associé de Réjean, le vietnamien, avait insisté pour qu’on inclus au menu la poutine québécoise. Par la suite nous sommes allés prendre le café au Café des Amis où les routards se retrouvent.

13 janvier 2005
Levé tard. Déménagé de chambre avec balcon sur la mer. Nous avons passé l’avant-midi à la plage à se faire bronzer. Dîner sur la plage où nous avons dégusté des fruits de mer et une immense langouste. En après-midi, nous avons marché dans la ville, visité le marché et souper au Café des amis. En soirée nous sommes allés à Café internet.

14 janvier 2005
Déjeuné à 8 heures. Rencontre dans le hall de notre hôtel de Robert et Bernadette, les français rencontrés précédemment. Longue jasette. Par après, nous sommes allés acheter nos billets d’autobus pour Dalat chez un agent de voyage recommandé par ces derniers. Par la suite, toujours sur recommandation des Gaulois, Yves s’est fait confectionner une chemise en pure soie. Nous avons dîné avec ces derniers dans un restaurant français où nous y avons rencontré le patron et d’autres clients français. Un fait cocasse est survenu lors du paiement de la facture à la serveuse. Yves et Robert ont laissé un pourboire ce qui est habituellement rare pour un français. La vietnamienne s’exprimant peu en français et en anglais essayait de dire quelque chose que nous ne comprenions pas.
Yves et Robert se demandaient s’ils avaient remis suffisamment de dongs pour régler la facture. C’est seulement à l’arrivée du patron que nous avons compris ce qu’elle tentait de nous expliquer. Elle ne comprenait pas pourquoi qu’on lui laissait plus d’argent que le montant de la facture. Le patron nous a dit que notre pourboire représentait pour elle une semaine de travail. Après dîner, nous quittions nos copains pour faire des achats au marché et par la suite nous rendre en autobus local à un temple du 3ième siècle le Phi Tham Quam. Par la suite nous sommes revenus à notre hôtel par autobus et cyclopousse.

15 Janvier 2005
Levé tôt, départ à 8h00 pour une excursion en mer. Cette dernière débute par la visite de l’aquarium (Institut Océanographique) qui s’avéra très intéressante. Grande variété de poissons de mer du petit en passant par le requin pour terminer avec le plus gros ; la baleine. Dans une très grande salle il y avait la présence d’un énorme squelette de baleine datant des temps immémoriaux. Par la suite nous prenons un bateau qui nous amène en haute mer où nous transbordons dans un bateau à fond de verre qui nous permet d’observer les coraux. Le trajet, se poursuit et nous arrêtons sur une île où nous dînons. La température étant fraîche la seule activité possible était le kayak de mer. Yves s’y adonna quelques instants. Adieu snorkling et baignade. Sur le chemin du retour, nous rencontrâmes un groupe de trois australiens qui faisaient affaires, dans la construction de marinas au Vietnam. Selon eux, le Vietnam est un pays très bien pour les affaires. La croissance économique observée y est une des meilleurs du Sud Est Asiatique. De plus, ils mentionnèrent que contrairement à la Chine qui connaît aussi une croissance fulgurante, le Vietnam contrôle cette croissance alors qu’en Chine les autorités en ont perdu le contrôle.
Souper au restaurant Selen. J’ai appris lors de la discussion qu’il était le cousin de Normand Davidson, un collègue de travail.

16 janvier 2005
Déjeuner à 8h30, nous avons marché jusqu’au marché publique pour faire réparer la montre acheté la veille par Yves et nous en sommes revenus à pied. Cette marche d’environ 2 heures, nous a permis d’observer la construction des bâtiments, dont beaucoup sont d’inspiration française. Notre balade nous a permis de voir la façon dont les gens vivent au quotidien. Chemin faisant, nous dînons chez Truc un restaurant vietnamien et faisons une halte à un café internet. De retour à l’hôtel, Yves retourne au marché pour récupérer sa montre. Sur son chemin, il aperçoit deux barbiers qui coupent les cheveux directement sur le trottoir. Après négociation d’usage et le coût de 1.25$, Yves décide de se faire couper les cheveux. Faut voir le type de salon. Deux chaises sur un trottoir face au mur où l’on a accroché dans la clôture, un miroir avec tablette où l’on y dépose, peigne, rasoir, ciseaux et clipper .Comme il n’y avait pas d’électricité c’est avec un clipper manuel que le barbier s’exécuta. Le risque valait la chandelle puisque la coupe était très bien. C’est probablement la meilleure coupe rapport qualité prix depuis longtemps. Par la suite nous sommes allés chercher la chemise de soie de Yves chez le tailleur et au retour à notre hôtel, nous observons deux mariages. La tenue vestimentaire des mariages était différente l’une de l’autre. Dans le premier, c’était le blanc traditionnel que l’on voit chez- nous alors que dans l’autre c’était dans les costumes colorés vietnamiens. Fait intéressant, dans tous les mariages il y a beaucoup de filles d’honneur, des petits pages, et de nombreux invités. Lorsque les invités arrivent, ils s’inscrivent à la table de réception et déposent leur cadeau en argent. Selon un employé de l’hôtel, le cadeau est d’environ 5.00$. Ce montant peut paraître petit, cependant le revenu annuel d’un vietnamien est de 720$ par année et contrairement à nous il y a beaucoup de mariages. Cet événement est la troisième étape des célébrations du mariage, où tous les parents, amis, voisins et collègues de travail sont invités. Tous sont filmés et photographiés lorsqu’ils offrent leurs félicitations aux mariés. Généralement il y a jusqu’à 500 participants qui arrivent tous, sauf les mariés et ses parents, en motos. La réception dure environ 2 heures. Il n’y a pas de danse, c’est le Karaoké qui est en vedette. Pas besoin de vous dire que certaines fois, plusieurs notes ne sont pas bien placées. Cependant cela ne décourage pas les chanteurs en herbes qui chantent avec cœur et passion. La salle de réception est montée en milieu d’après- midi et la bière est déjà déposée sur la table. À 30 degrés centigrade ont comprend pourquoi les vietnamiens boivent leur bière avec de la glace. La tradition veut que c'est le père du marié qui paie la note du mariage. Il a en plus la responsabilité de payer les dépenses de la belle famille pour qu’elle vienne assister aux cérémonies lorsque cette dernière se trouve à l’extérieur de la ville ou du village. Dans de rares circonstances lorsque le marié n’a plus de famille, si ce dernier est un bon partie pour sa fille, c’est le père de la mariée qui payera. Notre guide Easy Rider de Dalat Tué Frûong, m’a expliqué qu’il avait dû payer pour son gendre puisque ce dernier n’avait plus de famille et qu’il était étudiant à l’Université de Saïgon. Devant tant d’extravagances le gouvernement vietnamien essaie de décourager les nouveaux époux de recourir à de telles cérémonies puisque plusieurs familles hypothèquent leur avenir devant tant de coûts. Les mariages se tiennent principalement à la fin de l’année chinoise puisque selon les astrologues, c’est la période propice. Le soir nous avons mangé au Sailing restaurant sur le bord de la mer et nous avons rencontré Philippe Laflamme et sa jeune copine.