mercredi 21 mars 2007

CHIANG RAI 13 AU 15 DÉCEMBRE 2004




13 décembre 2004
Nous quittons notre hôtel SP vers midi. Nous avons dîné au petit marché près de l’hôtel. Ces petites échoppes servent de très bons mets locaux à un prix minime. Il n'est pas dangereux de manger dans de tels endroits. Nous devons cependant nous assurer que la nourriture a été cuite dans l'huile ou bouillie. Généralement la cuisson est faite devant nous. Repos près de la piscine et à 5h30 départ vers Chiang Rai en autobus local bondé. Ces autobus ne sont pas conçus pour les occidentaux, puisque les bancs sont trop petits. Le trajet a duré 3h15.
Nous arrivons à 21h15 au Ben guesthouse.

14 décembre 2004
Nous déjeunons au guesthouse. Nous rencontrons plusieurs français. Un résident de Haute Savoie nous a donné plein d’adresses pour le Cambodge.
Visite de la ville de Chiang Rai, plus une balade de 3 heures sur la rivière Makok en bateau à longue queue. Les paysages y sont très beaux et on découvre tout au long de notre voyage les nombreuses cultures de la région.
Massage thaï de 2 heures plus souper avec spectacle au night bazar.

15 décembre 2004
Nous partons à 9h30 pour une excursion en minibus. Notre premier arrêt est Maesalong près des frontières de la Birmanie afin de visiter une plantation de thé. Les processus de récolte et de transformation sont faits selon des méthodes chinoises qui s’y installèrent vers 1950 pour fuir le régime communiste.
La main d’œuvre provient de tribus locales (Akha, Lahue) et est peu payée.
On coupe seulement la nouvelle pousse de l’arbuste qui mesure un pied et demi à deux pieds de hauteur. Par la suite on la fait sécher au soleil pour ensuite la faire sécher à nouveau et la broyer mécaniquement.
Chemin faisant nous avons visité une plantation d’ananas et la villa royale Doi Tung, résidence et jardin botanique créé par la mère du roi actuel Rama IX. Superbe villa en teck et pin construite selon le style suisse et thaïlandais. L’inspiration du style suisse vient du fait que la princesse mère a élevé sa famille en Suisse; afin de permettre à ses enfants d’avoir la meilleure éducation possible. Elle a voulu reproduire ses bons souvenirs de ce pays dans la partie montagneuse du nord de la Thaïlande.
Par la suite, nous avons visité le Triangle d’Or et son musée sur l’opium, situé aux frontières de la Thaïlande du Laos et de la Birmanie. Le fleuve Mékong sépare ces trois pays. Retour à ChiangRai à 17h30.

SUKHOTAI 16-17 DÉCEMBRE 2004




16 décembre 2004
Nous avons déjeuné au Ben Guesthouse. À 10h30 nous avons pris l’autobus local vers Sukhotai et sommes arrivés à 19h15 chez JJ Guesthouse. Son propriétaire est un Belge Flamand marié avec une thaïlandaise depuis 12 ans. Très joliment décoré, très propre et très bonne cuisine.
Notre journé a consisté à voyager dans un autobus local dont la méchanique laissait à désirer. Nous avons aperçu des paysages montagneux, des régions agricoles avec beaucoup de fruits, légumes, des rizières et passé au travers de nombreux villages tout en embarquant et débarquant la population locale.
En cours de route, le chauffeur a dû fixer avec de la broche le panneau arrière de son véhicule qui menaçait de se décrocher à tout moment, ce qui aurait pu provoquer un accident dans ces routes de montagnes et de surcroît sinueuses.

17 décembre 2004
Nous avons visité pendant quatre heures les ruines du site historique de Sukhotai en tuk tuk. Ces ruines sont ce qui reste du passé glorieux de l’empire Khmer. Dans le passé cette ville a été la capitale du royaume de Siam aujourd’hui la Thaïlande.
Sur notre chemin de retour, nous nous sommes arrêtés chez un cultivateur qui moissonnait son riz. Dans la région rurale, les paysans vivent pauvrement dans des maisons rudimentaires construites sur pilotis. Nous avons dîné au marché et fait la visite de la ville pour souper ensuite au Guesthouse avant de prendre notre autobus vers Bangkok à 22h30. Au cours de notre trajet de 7 heures Yves a réussi à dormir et Colette non.
Arrivé à Bangkok, nous nous sommes séparés de Denis et Guylaine qui se dirigeaient vers Phuket alors que nous allions à Pattaya. Nous avons refusé leur offre de se rendre avec eux à Phuket, puisque notre voyage se continuait vers le Cambodge et le Vietnam.
Ces derniers ont dû se réfugier dans les montagnes de Ko Phi Phi pour échapper au Tsunami. Heureusement pour eux, ils s’en sont sortis sains et saufs sans rien perdre de leurs biens. L’eau s’est arrêtée juste avant leur hôtel. Nous n'avons jamais regretté d'avoir refusé leur offre.
De Bangkok vers Pattaya nous avons pris un autre autobus. Après 2h30 de trajet, nous arrivons enfin à l’hôtel Surf Beach Hotel à Jomtien Beach. Cet hôtel nous avait été référé par JJ le propriétaire du guesthouse de Sukhotai. Ce dernier nous a précisé que cet endroit était principalement fréquenté par la population thaï; ce que nous recherchions. Cela nous a permis de vivre plus près de la population locale.

PATTAYA 18 AU 25 DÉCEMBRE 2004



18 au 23 décembre 2004
Durant cette période, nos journées ont consisté principalement par des repos sur la plage, promenade dans Pattaya et soupers dans différents restaurants.

24 décembre 2004
Nous déménageons au Jomptien Garden Resort Hotel pour célébrer Noël. L’hôtel avait organisé un magnifique réveillon de Noël où la communauté internationale allait célébrer. Des russes, scandinaves et anglais faisaient partie de la clientèle. Un très bon et généreux buffet a été servi. Il était composé de plusieurs mets thaïlandais et internationaux. Les abords de la piscine avaient été décorés avec beaucoup de ballons guirlandes. La soirée était sous la supervision du Père Noël et la fée des étoiles. La chaleur et l’alcool aidant, au cours de la soirée le père noël, un asiatique, en a perdu sa barbe blanche, ce qui n’a certainement pas aidé les enfants à continuer à croire en lui. Le spectacle de la soirée a consisté en des chants d’une chorale, des numéros de dresseurs de chiens, et de magicien.
La danse sociale était au menu, cependant avec tant de diversités culturelles le « party » n’a pas levé et la soirée s’est terminée assez tôt. Après, nous avons fait le tour des rues avoisinantes pour voir comment le Noël se déroulait dans les bars. Les fêtards accompagnés de jeunes thaïlandaises festoyaient dans leur bière. Les thaïlandais ne manquant jamais une occasion de commercer, ils faisaient la tournée des bars pour raccompagner, à leur hôtel, les fêtards à dos d’éléphants.

25 décembre 2004
Nous avons passé la journée sur la plage et à la piscine de l’hôtel.

KHO KONG, CAMBODGE 26-27 DÉCEMBRE 2004












26 décembre 2004
(Journée du Tsunami . À cause du décalage horaire en Asie nous étions le 25 au Canada )
Notre départ vers le Cambodge était prévu à 7h45. Après un retard de 2 heures, nous partons finalement en minibus vers Trat en Thaïlande dans un premier temps, puis de Trat vers Kho Kong ville frontalière du Cambodge. Après un trajet de 4 heures, nous arrivons à la frontière cambodgienne où nous remplissons les formalités d’immigration.
Après avoir passé l’enquête de la sécurité (police) et obtenu notre visa, nous sommes pris en charge par un chauffeur de taxi insistant qui nous amena dans un hôtel de Koh Kong de son choix. Nous avons refusé l'hôtel proposé et retenue un autre qui nous était plus convenable.
Nous y avons rencontré un ex québécois, de la Gaspésie qui a vécu la majeure partie de sa vie en Alberta et qui depuis les sept dernières années vivaient en Asie du Sud Est à la recherche de jeunes thaïlandaises qui s’occuperaient de ses vieux os. Cette personne a été pour nous très aidante puisqu’il nous aida à se trouver un hôtel à Phnom Penh et a été très généreux de ses conseils sur la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam. Sur les conseils de Philippe Laflamme, nous avons réservé nos billets d’autobus vers Phnom Penh. Nous l’avons rencontré une autre fois à Nah Trang au Vietnam avec une de ses jeunes flammes.
Il nous confia, qu’il était agacé du fait que l’argent qu’il donnait à ses copines pour acheter de la nourriture à leur famille se retrouvait toujours en offrande à Bouddha. Il leur a dit que si cela continuait il ne donnerait plus d’argent. Il ne comprenait probablement pas encore, qu’après avoir offert ces victuailles à Bouddha, les personnes mangeaient ces offrandes.
Nous nous sommes rendus à pied au centre ville. Nous avons pu observer la pauvreté dans laquelle les populations de ce coin de pays vivent. Seules les rues principales sont pavées, les autres sont en terre battue. Les maisons sur pilotis sont très petites et offrent peu de confort. La pauvreté à l’état pur est observée. Les marchés, à part les fruits et légumes ne sont pas attirants. La population semble heureuse de son sort et de nombreux enfants jouent dans les rues et certains sont nus. Les animaux domestiques (poules, cochons, chiens, etc) se promènent librement parmi la population. Après un 5 à 7 dans un café avec des anglais et australiens vivant dans cette région, nous nous sommes dirigés vers un restaurant terrasse où nous avons rencontré deux québécois, un anglophone et un francophone qui venaient passer quelques jours dans cette ville pour pouvoir retourner en Thaïlande. Comme un non résident thaïlandais ne peut résider plus de 6 mois au royaume du Siam, pour contourner la loi, ce dernier s'offrent de petites vacances de quelques jours avec de jeunes cambodgiennes avant de retourner en Thaïlande. L’anglophone un
ex-avocat de Montréal (Gerry) était un conseiller en immeuble à Pattaya et l’autre provenant de l’Abitibi semblait profiter du pays.
Sur les conseils des québécois, nous sommes revenus à notre hôtel à trois sur la même moto puisqu’il faisait noir et que nous avions près de 3 kilomètres à marcher.
À notre retour, nous sommes allés dans une salle de danse à l’arrière de l’hôtel. La salle était immense avec peu de personnes et beaucoup de serveurs pour s’occuper de nous. À cet endroit, nous avons pu observé les talents locaux, puisque le karaoké y est très populaire.
Au cours de cette journée nous n’avions pas entendu parler du Tsunami.

27 décembre 2004
Nous devions quittés Kho Kong vers Phnom Penh à 9h00. À cause de problème d’overbooking, nous sommes partis par autobus vers 10h15. Très tassés, bagages sur le toit, nous avons traversé des régions très profondes du Cambodge où les routes ne sont pas encore toutes sécurisées. Au cours de notre voyage nous avons traversé quatre embranchements de la rivière Makong sur des traversiers de fortune, qui ressemblaient plus à trois chaloupes Verchères, auxquelles on avait ajouté une plate forme afin de permettre aux véhicules de tout acabit, aux personnes et animaux de traverser la rivière qui à certains endroits est assez large. Ces traversiers étaient propulsés par deux moteurs de camion qui actionnaient une hélice fixée au bout d’une longue tige. Deux proposés opéraient ces moteurs. Dans cette zone montagneuse peu habitée, nous traversons de petits hameaux près des rivières. Il y a toujours des personnes qui vous offrent de la nourriture, des rafraîchissements ou des croustilles. Nous avons grandement apprécié notre voyage puisqu’il nous a permis de découvrir ces régions reculées du Cambodge où nous avons pu constater comment les personnes se débrouillent avec peu. Au cours du trajet, nous avons dû arrêter à deux occasions pour réparer des problèmes mécaniques de notre autobus. Ici, la broche répare tous les problèmes méchaniques. Après 9 h15 de route nous arrivons à Phnom Penh à 19h15. Avec l’aide de Philippe, nous avons loué une chambre au Bright Lotus Guesthouse près du palais royal.

PHNOM PENH 28-29 décembre 2004



28 décembre 2004
Journée de décompression après ces journées difficiles de voyage en autobus dans des régions reculées.
Notre première nuit nous a donné un aperçu des nuits bruyantes du sud-est asiatique. Comme dans cette ville de 2.4 millions de personnes, il n’y a pas d’arrêt et peu de feux de circulation, les véhicules (autos, motos, tuk tuk, camions, bicyclette,etc) klaxonnent pour signaliser leur arrivée au coin de la rue. Comme ce sont des couches tard et lèves tôt, pas besoin de vous dire que ce vacarme influence grandement notre sommeil. Il faut apprendre à dormir sur ce concert routier. Colette a peu dormi et nous nous sommes levés tôt pour prendre le petit déjeuner.
Au cours de la journée, nous nous sommes rendus en compagnie de Philippe à l’ambassade vietnamienne pour acheter nos visas. Par la suite nous avons visité le musée du crime génocidaire (Tuol Seng) avec une guide qui a perdue toute sa famille durant cette période noire du Cambodge. Elle nous expliqua qu’en 1975
les Khmers Rouges de Pol Pot évacuèrent les 2.4 millions d’habitants de Phnom Pehn en quatre heures et ils fermèrent la ville à tout ce qui n’était pas Khmer Rouge. Ils utilisèrent une école désaffectée et en firent une prison ultra secrète du nom de S-21. On y emprisonna tous les opposants idéologiques au régime (épouses, enfants, amis, voisins, frères, sœurs, cousins etc). On les tortura avec des moyens inimaginables équivalents à ceux utilisés par le nazis (1939-1945) tels : les électrochocs, bris des membres, enlevage d’ongles, noyade etc. Après notre visite de cette prison, nous sommes allés réserver nos billets pour Siem Reap (Angkor) par « speedboat ». Après toutes ces émotions, nous prenons une bière sur la terrasse pour oublier tant de cruauté.

29 décembre 2004
Nous sommes invités chez Sorianette Lim, une amie du Québec dont ses parents demeurent au Cambodge. Elle est venue nous chercher avec sa fille Sariatt et son chauffeur à notre guesthouse vers 11h00. Elle demeure dans une très belle maison. Ses parents nous ont très bien reçus en nous servant un dîner typiquement Khmer. Monsieur Lim nous a fait visiter une de ses entreprises. Par la suite nous avons magasiné avec Sorianette, sa mère et sa fille, toujours accompagné du chauffeur, au marché russe et central. Le soir venu Colette et Yves se sont promenés sur les bords de la rivière. Nous y avons rencontré et discuté avec un groupe de français et un espagnol qui vivaient depuis plusieurs années au Cambodge. Tous nous ont raconté leurs conquêtes amoureuses avec de jeunes cambodgiennes. Certains étaient gênés lorsqu’une cambodgienne les tenait par la main sur la rue, à cause de la différence d’âge.

ANGOR/SIEM REAP 30 DÉCEMBRE 2004 AU 4 JANVIER 2005



30 décembre 2004
Départ pour Phnom Penh à 6h15 en moto taxi vers le port. Déjeuné en face du port dans un petit restaurant. Départ du bateau vers 7h20. Arrivé à 14h00 à Siem Reap . Le départ a été quelque peu chaotique puisqu’il y avait trop de passagers. Après l’ajout d’un autre bateau nous sommes partis. La sécurité ne faisant pas partie des préoccupations de la compagnie, Yves a passé la majeure partie de la journée sur le toit du bateau. Il a pu prendre de nombreuses photos des cultures, des maisons, des temples et des populations vivant sur les bords de la rivière, en plus de ceux qui habitaient sur des maisons flottantes de la rivière Tonle Sap. Après 5 heures sur la rivière, nous entrons pour 2h30 sur le lac qui ressemble à une mer intérieure. Les cambodgiens disent que ce lac augmente de 6 fois son volume durant la période de la mousson et que l’écoulement de ses eaux change en cours d’année. Durant la mousson, c’est vers le fleuve Mekong qu’il s’écoule alors que durant la période de sécheresse c’est le Mekong qui se déverse dans le lac. Toujours selon les cambodgiens, c’est dans ce lac qu’on pêche le plus de poisson d’eau douce au monde. À notre arrivée au port, plusieurs chauffeurs de taxi nous attendaient pour nous transporter vers des hôtels de leur choix. Après une grande discussion nous arrivons enfin à notre hôtel le Makong Angkor Palace.


31 Décembre 2004
Nous avons passé la journée couchée avec une grosse diarrhée causée par les médicaments contre la malaria. (Effets secondaires)

1 janvier 2005
Départ de l’hôtel à 8h00 avec notre chauffeur et notre guide. Au cours de la journée nous avons visité les temples (ruines) suivants :
En avant-midi:
Angkor Thom, Le Bayon, Le Baphuon, La terrasse des éléphants, La terrasse du roi lépreux
De 12h30 à 14h30 repos à l’hôtel
En après-midi:
Phnom Bakhèng, Palais royal, Angkor Wat, Le bas relief, Le sanctuaire

2 janvier 2005
Nous quittons le Mekong Angkor Palace de Siem Reap à 8h00 pour visiter les ruines de l’empire khmer avec notre guide ( Kea Pech) et notre chauffeur (Money Pech). Durant l’avant-midi, nous avons visité les temples suivants :
Banteay Samré,Banteay Srei
Pause dîner
En après-midi:
nous avons visité les temples suivants :
Banteay Kdel,East Baray,Ta Kéo,Ta Phrom,Sras Srang,
Kravan

3 janvier 2005
Départ à 8h30 pour le grand circuit. Nous avons visité les temples suivants :
En avant-midi:
Preak Khan, Ta Som, Mébon oriental, Pre Rub, le groupe de Robuas,Bakong

Nos 2 ½ jours de visite du site d’Angkor nous ont permis d’apprécier le passé glorieux et le faste de la civilisation Khmer. Durant cette période, les rois ont construit des nombreux temples dédiés aux Dieux de l’époque ou à la mémoire des membres de leurs familles. Ces temples d’origine hindouiste au départ, se sont graduellement transformés en temples bouddhistes au gré des rois qui ont régné sur l’empire. Ce qui est impressionnant à découvrir, c’est de voir qu’avec des moyens simples et des matériaux pour le moins surprenant, ils aient réussi à ériger de tels chefs-d’œuvres d’architecture. A titre d’exemple, au temple Kravan, les briques étaient jointes par un mortier composé de résine de l’arbre gommier, du blanc d’œuf et du sucre de palmiers, ce qui ne l’a pas empêchée de résister jusqu’à nos jours. De plus, certains temples sont disparus sous la jungle. On les a redécouverts entremêlés avec d’immenses arbres qui ont repris leurs droits au cours des années. D’ailleurs, les archéologues qui restaurent ces temples, tiennent compte de cet effet naturel. L’UNESCO, a classé Angkor comme patrimoine mondial et plusieurs pays financent et participent à la restauration de ce site historique qui est très bien conservé.
En terminant, pour bien comprendre la configuration des temples bouddhistes, Angkor nous offre une source importante de ses composantes. Les temples bouddhistes sont construits selon la même configuration que les pagodes hindous. On y retrouve 4 tours représentant les 4 continents et une centrale surélevée appelée Maru représentant le centre de l’univers, dédié aux divinités, Brama, Shiva et Visu chez les indous ou Bouddha chez les bouddhistes. Un roi et ses ancêtres peuvent être élevé au niveau de divinités. Les temples sont entourés d’un mur qui représente les montagnes et d’étangs qui eux symbolisent les océans. Il y a quatre portes qui sont dans l’axe est-ouest et l’entrée principale est à l’est. Les marches sont de hauteurs différentes pour forcer les personnes à les regarder alors que d’autres sont tellement hautes qu’il faut les grimper à quatre pattes ce qui contraint les fidèles à se prosterner devant les Dieux. Les portes sont basses, ce qui force encore une fois les fidèles à se pencher la tête à l’entrée. Il existe de nombreuses galeries et jardins où pèlerins et dignitaires peuvent participer à des pèlerinages ou fête d’un roi. Les chédis ou soupas, ces constructions en forme d’aiguille à proximité des temples sont des monuments funéraires.
Pour la dernière partie de notre séjour à Siem Reap, nous avons demandé à notre guide de nous faire visiter la ville ainsi que le lac Tonlé Sap. Au cours de l’après midi, nous avons visité une école de la sculpture sur bois et pierre ainsi que les métiers de la soie. Nous avons, à bord d’une petite embarcation, navigué sur la rivière où vivent les pêcheurs et habitants de ce fameux lac. Les résidents vivent soient à bord de maisons flottantes ou sur de petites maisons de bambou construites sur pilotis. Durant la période de la mousson, ces maisons sont démontées et transportées en tuk tuk vers des endroits plus secs. Nous avons visité une pisciculture de poissons et de crocodiles ainsi que la visite d’un cimetière bouddhiste où les ancêtres de notre guide reposent en paix.

4 janvier 2005
Partis à 6h45 de Siem Reap et arrivés à Phnom Penh à 13h15. Le trajet s’est avéré confortable ainsi qu’intéressant puisqu’il nous permettait de voir la campagne du Cambodge. À notre arrivé, nous avons logé à nouveau au Bright Lotus Guesthouse et sommes allés chercher nos visas au consulat vietnamien. Petite journée de récupération après ce voyage de 6h30 en autobus.

KILLING FIELDS 5 JANVIER 2005



Nous nous sommes levés à 9 heures et avons déjeuné sur la terrasse de l’hôtel. À 10h00, nous sommes partis en taxi vers les champs d’extermination (Choeung EK) à 15 kilomètres du centre ville. Cet endroit se veut un mausolée aux 20,000 personnes exécutées (hommes, femmes, enfants, intellectuels, soldats décidents ) par Pol Pot. Tous ont été tués de façon inhumaine avec des bâtons de bambou, haches, épées. Pour économiser les munitions, on utilisait les branches de jeunes palmiers dont les ramures sont aussi coupantes que des galandarts. Le film La Déchirure, relate les cruautés qui sont survenues à cet endroit. Lors de notre visite nous avons aperçu des morceaux d'os et des dents d'humain qui jonchaient le sol.
Sur notre chemin, nous nous sommes arrêtés à un endroit où on célébrait un mariage. Après avoir demandé la permission, nous avons pris quelques photos de la cérémonie. Durant celle-ci, les proches coupaient une couette de cheveux aux mariés. C’est étonnant de constater, comment ces personnes consentent avec plaisir à se laisser photographier.